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Les relations de Byzance et Venise au XIème siècle |
L’expédition Marquette et JolietAinsi, en 1673, est lancée une mission exploratoire conduite par un jésuite, le père Jacques Marquette et un autre Français du Canada: Louis Joliet. L’expédition composée de l’équipage de deux canoës part du lac Supérieur. Elle descendra la rivière Wisconsin jusqu’au Mississippi et suivra le cours du grand fleuve qui, espère-t’on, s’oriente vers l’ouest et se jette dans le Pacifique. Au cours de leur voyage les explorateurs lèvent des cartes, recueillent des échantillons végétaux et surtout entrent en contact avec de nouvelles tribus, inconnues jusqu’alors. La descente du Mississippi se poursuit sans difficulté majeure bien qu’elle s’avère décevante. Le Mississippi coule désespérément vers le sud ! C’est alors qu’arrivés au confluent de la rivière Arkansas, Marquette et Joliet, apprirent des Indiens Illinois que le Mississippi continuait vers le sud ouest. Les Illinois désignaient la région du sud et de l’ouest du bassin du Mississippi comme le pays des Wha-Sha-She, un nom que Marquette transcrit en Osage. Redoutant, s’il continue, de se retrouver en territoire espagnol et de voir son expédition anéantie, Marquette décide de retourner en Nouvelle-France. Neuf ans plus tard, en 1682, un autre Français, Robert Cavelier de la Salle, complétait l’expédition Marquette en descendant tout le cours du Mississippi jusqu’au Golfe du Mexique. C’est lui qui, appréciant l’immensité du territoire découvert, décida de le dédier à la couronne de France et de lui donner le nom de Louisiane en hommage au roi Soleil. C’est ainsi que, sans le savoir – l’auraient-ils su, cela n’aurait rien changé à leurs habitudes – les Wha-Sha-She devinrent, comme d’autres Indiens, les sujets de Sa Majesté Louis XIV, roi de France et de Navarre. La Louisiane qui s’étendait des Grands Lacs au golfe du Mexique et, d’est en ouest du Mississippi aux Montagnes Rocheuses, était donc une immense colonie, difficilement contrôlable par une poignée de soldats et parcourue en tous sens par les coureurs des bois, improbables sujets de la couronne, plus attirés par le charme des Indiennes, le contact avec la nature sauvage , la liberté totale et le goût de l’aventure que par le service du roi.
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