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Les
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Décrire précisément les navires des Grandes découvertes
est presque aussi périlleux que franchir les mers à leur bord tant la
documentation les concernant est rare et lacunaire.
Les sources iconographiques sont certainement les
plus abondantes, mais les peintres et les graveurs des XVème et XVIème siècle
étaient rarement en même temps marins ou charpentiers navals, ce qui rend le
plus souvent leurs oeuvres approximatives et donc d'une interprétation délicate.
De la même manière, les récits de voyage que nous
ont laissé Antonio Pigaffetta, compagnon de Magellan, ou le chroniqueur anonyme
du périple de Vasco de Gama décrivent rarement les navires de manière précise
.
La documentation technique d'époque est extrêmement
rare. La crainte de la concurrence, principalement espagnole, poussait les
autorités portugaises à garder secret tout ce qui avait trait aux projets
d'expédition maritime et donc à limiter la diffusion de textes, plans ou
croquis techniques de construction navale. Traités de construction, cartes de
navigation et portulans existaient donc en nombre limité et étaient
jalousement tenu à l'écart de la curiosité de ceux qui venaient rendre
hommage aux princes portugais.
Il n'est donc pas étonnant dans ces conditions que
nous ne possédions aujourd'hui qu'une demi-douzaine de ces documents. Enfin,
quasiment aussi rares sont les vestiges de navires d'origine ibérique et datant
de cette époque. Aussi, les bâtiments à bord desquels se sont embarqués les
navigateurs conservent encore une large part de secret pour nous.
Le
navire emblématique des navigations portugaises est la caravelle. Ce n'est
pourtant pas ce nom que nous rencontrons pour les premières tentatives
d'exploration.
En 1434 Gil Eanes, écuyer d'Henri le navigateur,
franchit pour la première fois le mythique cap
Bojador. En fait, il n'est pas le
premier à le franchir, mais bien plutôt le premier à en revenir ! Sa
flotte est composée de barcas.
Ce sont certainement les premiers navires d'exploration de la côte occidentale
de l'Afrique et ils ne doivent pas différer de beaucoup des barques utilisées
par les pêcheurs portugais de l'époque. Légers et de petite taille - une
trentaine de tonneaux de
port au maximum pour une longueur n'excédant
certainement pas 15 mètres -, ces navires à un mât étaient grées en voile
carrée et pouvaient être également propulsés à la rame. Aucune structure
n'existait sur l'unique pont pour abriter l'équipage et de simples toiles
tendues constituaient un abri bien précaire contre les assauts de vent, de la
pluie et de la mer. Très vite, la petite taille, ses voiles carrées remontant
difficilement au vent et l'équipement sommaire rendent la barca
insuffisante pour aller plus loin.
Deux ans plus tard, en 1436, l'expédition commandée
par Alfonso Gonçalves Baldaia, à laquelle participe Eanes mène les Portugais
jusqu'à une baie profonde, baptisée Rio de Oro (sur la côte de l'actuel
Sahara occidental). Elle est équipée de barinels,
"le plus grand navire employé jusqu'alors dans les
voyages de découvertes" nous dit une chronique de l'époque.
C'est à peu prés tout ce que nous savons de ce navire, si ce n'est donc qu'il
était plus grand que la barcha, et qu'il avait probablement deux mâts, tout
deux grées en voiles carrées et latines.
Ce mélange de types de voile témoigne de la compréhension par les marins
portugais des capacités différentes qu'ont ces deux gréements
suivant l'orientation dominante du vent. En effet, si un navire grée en carré
est rapide par vent arrière mais bien incapable de naviguer "à la
bouline", c'est à dire en ayant le vent de face, ce n'est pas le cas de la
voile latine dont la capacité de remonter au vent est justement une des qualités
principales. Ainsi, le barinel,
qui s'adapte à tout type de vent, peut poursuivre sa navigation lorsque les
vents dominants lui viennent de face, ce qui est le cas lors des retours
d'exploration d'Afrique, les vents dominants étant de secteur Nord-Est.
Pourtant, la carrière du
barinel comme navire d'exploration est très courte car dès 1440 l'utilisation
de la caravelle
se généralise dans cette fonction. En effet, c'est elle qui va synthétiser le
mieux toutes les attentes et les besoins des marins en vues de navigations
longues. Elle est la meilleure réponse aux contraintes qu'impose l'exploration
maritime.
Pourtant,
la caravelle n'est pas un navire nouveau. La première mention connue de
caravelle dans un document portugais date de 1255, mais c'est une série
d'adaptations progressives qui vont en faire le navire d'exploration par
excellence. Son origine est probablement méditerranéenne et arabe, son nom
viendrait de l'expression caravo a vela,
caravo étant le nom donné à
certaines embarcations arabes. Son gréement latin, typiquement méditerranéen
confirmerait cette origine. A cette caractéristique orientale, les Portugais
vont ajouter des éléments nordiques, comme la voile carrée pour les longues
navigations au vent portant ou des renforts de coque empruntant une technique de
construction septentrionale. Ainsi, dans les années 1430-1440, sous la
direction de l'Infant
Dom Henri, la caravelle est choisie
pour équiper les expéditions lointaines.
C'est un navire dont la longueur est comprise entre
20 et 25 mètres, dont les hauts bords lui permettent d'affronter la haute mer,
mais qui possède également un assez faible tirant
d'eau rendant possible la navigation à
faible profondeur le long des côtes, comme la remontée de fleuves vers l'intérieur
des terres. Le gréement, on l'a vu, est complémentaire : deux ou trois mâts,
gréés de voiles carrées pour les deux premiers en partant de la proue (mât
de misaine et grand mât) quand le mât d'artimon reçoit une voile
latine. Enfin, la taille relativement
modeste de cette embarcation en fait un investissement raisonnable pour des
armateurs qui n'étaient jamais sur de la réussite de leur entreprise. Néanmoins,
la confiance en ce navire était si grande et la crainte de la concurrence si
forte qu'une ordonnance royale interdit d'en vendre le moindre exemplaire à
toute puissance étrangère. Peine perdue, dans le sillage des Portugais, les
Espagnols constituèrent rapidement des escadres de caravelles. Sur les trois
navires de Colomb, qui naviguèrent pour la cour d'Espagne, la Pinta et la Nina
sont des caravelles.
Les dernières
caravelles à avoir un rôle décisif
dans l'exploration des côtes africaines furent celles de Bartolomeu Dias qui
doubla le cap de Bonne-Espérance en 1488 ouvrant ainsi la route maritime de
l'Inde et de ses épices pour les occidentaux. En effet, pour les voyages qui
suivirent, la caravelle se révèla trop petite et donc de port insuffisant pour
être un véritable navire de commerce. De plus, les routes de l'Atlantique
devinrent suffisamment connues pour que les investissements fussent moins risqués
pour des armateurs. Ceux-ci allaient désormais financer la construction de
navires plus gros, plus hauts et plus longs : les galions.

Tirant d'eau
|
hauteur d'un navire mesurée sous la ligne de
flottaison
|
Tonneau de port
|
unité de mesure de charge d'un navire. Il équivaut
à environ une tonne de charge
|
Voile latine
|
voile de forme triangulaire, originaire de la
mer d'Oman et passée en Méditerranée au Moyen Age par l'intermédiaire
des navigateurs arabes
|
Gréement
|
ensemble des cordages, poulies, voiles et mâts
d'un navire
|
Portulan
|
guide écrit décrivant les côtes. Par
extension, carte utilisée par les navigateurs
|

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